Comment choisir sa sellette de parapente

Epineuse question : Quelle sellette choisir ?

Cette question est d’autant plus complexe que le choix d’une sellette est d’une importance capitale. En effet, cette dernière a une influence direct sur notre pilotage, notre confort … mais aussi sur notre sécurité !!!

Elle est souvent passée au second plan, à tord. Bien sur l’achat de la voile est plus onéreux et nous pose beaucoup de questions. Mais au final les voiles sont plus ou moins bien catégorisées ! Et donc, si nous sommes honnêtes avec notre pratique, nous ne pouvons assez peu nous tromper ! D’autant plus qu’aujourd’hui il n’y a plus vraiment de mauvaises voiles. Et si vous voulez savoir quels critères prendre en compte pour votre prochaine voile lisez notre page comment choisir sa voile de parapente.

Par contre question sellette ce n’est clairement pas la même affaire. Il en existe de toutes sortes. Du bout de chiffon de 100g à l’usine à gaz de compèt’ d’une dizaine de kilo.

La sellette à tout faire n’existe pas !! Par contre il est tout à fait possible de trouver un compromis par rapport à notre pratique et notre niveau de pilotage.

On va essayer ici d’éclairer votre choix du mieux possible. Une fois que vous aurez compris les critères et arrêté une sélection : ESSAYEZ !! En effet chaque pilote est différent physiquement et sensationnellement !! Ce qui signifie que même si je vous garanti que ma sellette est un must …. Et ben c’est peut-être pas vrai pour vous !!

SOMMAIRE :

1)  Racontes moi une sellette !

2) Les différents types de sellettes :

    – Rando ou montagne.

    – Standard : cuissarde, planchette, réversible

    – Cocon : light, loisir, compétition.

3) Identifier ses besoins.

SOMMAIRE :

1)  Racontes moi une sellette !

2) Les différents types de sellettes :

    – Rando ou montagne.

    – Standard : cuissarde, planchette, réversible

    – Cocon : light, loisir, compétition.

3) Identifier ses besoins.

Racontes moi une sellette

Avant de voir les spécificités des différents modèles de sellette présents sur le marché actuel, voyons un peu les éléments qui la composent.

  • Nous sommes reliés à notre voile par des mousquetons qui s’accrochent aux points d’ancrages situés sur les côtés de notre sellette de part et d’autre de notre sangle ventrale. La hauteur de ces derniers est variable d’un modèle de sellette à l’autre. Cela aura une action plus ou moins importante sur la stabilité de notre fauteuil. Je ne vais pas rentrer dans les détails, retenons simplement que certains modèles de sellette peuvent être plus instables que d’autres.
  • La sangle ventrale est un élément important. Elle est située entre les points d’ancrage de notre sellette. La ventrale est réglable en vol et cela est très important. Beaucoup de pilotes ne le savent même pas mais ce réglage a une incidence directe sur notre pilotage. En effet si l’on desserre la ventrale notre sellette devient plus instable. Ce qui veux dire que le poids du corps aura plus d’action sur la mise en virage de l’aile. Nous allons également être plus sensible aux mouvements de la masse d’air. En cas de fermeture il faudra être très réactif et ne pas se laisser tomber. Je ne ferai pas un cours sur les incidents de vol ici retenons juste que la sangle ventrale est un outils de pilotage modifiable en vol. Et que cette dernière a une influence sur le comportement de la voile. Chez certains constructeurs nous pouvons trouver en plus un système de bridage ( ou dé-bridage) supplémentaire. Ce dernier ayant l’avantage de pouvoir conserver un écartement conséquent des points d’ancrage mais en bridant l’action de notre sellette. Pour faire simple disons que cela permettra de limiter le risque de twist.
  • Les cuissardes et le système anti-oubli. Les systèmes diffèrent d’un modèle à l’autre de sellette mais le principe reste le même. Ce sont ces sangles qui nous portent en sortie de décollage jusqu’au passage assis dans la sellette. Elles sont donc primordiales. Le système anti-oubli est généralement la sangle qui permet de connecter la ventrale. Ce qui fait qu’un pilote qui se serait détaché partiellement pourrait redécoller et être maintenu quand même. Le réglage de ces sangles peut jouer un rôle dans la facilité ou non d’installation dans la sellette.
  • La planchette est une plaque en bois ou en carbone. Les sellette dites “à planchette” sont souvent ( mais pas tout le temps ) plus stables que les sellettes à cuissardes. La planchette facilite également le passage debout/assis et assis/debout. Selon les modèles, différents réglages de confort peuvent être proposés comme par exemple son inclinaison ou son avancement.

  • La protection passive de la sellette, est présente sur la plupart des sellettes sauf sur les modèles lights les plus extrêmes. Il existe 2 grandes familles : air bag ou mousse bag. Rappelons tout d’abord que ces protections ne sont efficaces que sur des impacts de faibles intensités. C’est à dire arrachage au gonflage. Elles ne sont pas  conçue pour amortir le  choc , si vous restez assis à l’ atterro. Pour amortir l’atterrissage vous avez, normalement, deux systèmes dédiés qui s’appellent ” les jambes “. L’air bag est par définition plus léger et moins encombrant que le mousse bag. Mais il a besoin d’air pour être efficace, logique non ? Autre inconvénient de l’air bag sa fragilité . A l’inverse le mousse bag est encombrant et plus lourd mais il est toujours efficace. Et il est également plus résistant. Certaines sellettes mixent les 2 systèmes.

  • L’emplacement du container du parachute de secours n’est pas présent sur toutes les sellettes. En effet le parachute de secours n’étant pas obligatoire en vol loisir certaines sellettes ne sont pas équipées ni de container ni de points d’attache aux épaules. Dans ce cas il faudra pour s’équiper d’un secours d’un conteneur ventral et le relier aux mousquetons principaux.

Sinon la majorité des sellettes modernes sont équipées d’au moins un emplacement pour le parachute de secours. Il y a deux emplacements principaux, sous la planchette ( sous-cutal) ou dans le dos (dorsal). On peut également trouver un emplacement ventral sur quelques cocons. Les sellettes de compétition ont au moins deux emplacements.

  • La poignée de secours , vous savez la belle rouge que vous contrôlez pendant la pré-vol. Et bien cette poignée est propre à chaque sellette et à son système de conditionnement.
  • Les attaches du parachute de secours peuvent être différentes. De plus en plus les sellettes ont des élévateurs en Y cousus directement à la sellette. Il faudra dans ce cas un secours avec élévateurs courts. Sinon il y a deux points d’attache au niveau des épaules auxquels on raccorde notre secours avec des maillons rapides. Dans ce cas il faudra un secours avec élévateurs longs ou alors acheter en plus des élévateurs.

Attention de ne pas connecter un secours avec élévateurs longs sur les élévateurs en Y de la sellette. L’ensemble risque d’être plus long que votre cône de suspentage de parapente et le secours peut se trouver dans la dépression de votre voile et avoir du mal à s’ouvrir.

Voilà pour les principaux équipements des sellettes que vous allez rencontrer. Selon le modèle vous pouvez trouver aussi : des réglages de confort très variés, possibilité ou non de monter un cale-pied, différents systèmes de passage d’accélérateur, plus ou moins de rangement ETC ….

Illustration du manuel « Parapente, s’initier et progresser » de Pierre Paul Menegoz

Racontes moi une sellette

Avant de voir les spécificités des différents modèles de sellette présents sur le marché actuel, voyons un peu les éléments qui la composent.

  • Nous sommes reliés à notre voile par des mousquetons qui s’accrochent aux points d’ancrages situés sur les côtés de notre sellette de part et d’autre de notre sangle ventrale. La hauteur de ces derniers est variable d’un modèle de sellette à l’autre. Cela aura une action plus ou moins importante sur la stabilité de notre fauteuil. Je ne vais pas rentrer dans les détails, retenons simplement que certains modèles de sellette peuvent être plus instables que d’autres.
  • La sangle ventrale est un élément important. Elle est située entre les points d’ancrage de notre sellette. La ventrale est réglable en vol et cela est très important. Beaucoup de pilotes ne le savent même pas mais ce réglage a une incidence direct sur notre pilotage. En effet si l’on desserre la ventrale notre sellette devient plus instable. Ce qui veux dire que le poids du corps aura plus d’action sur la mise en virage de l’aile. Nous allons également être plus sensibles aux mouvements de la masse d’air. En cas de fermeture il faudra être très réactif et ne pas se laisser tomber. Je ne ferais pas un cours sur les incidents de vol ici retenons juste que la sangle ventrale est un outils de pilotage modifiable en vol. Et que cette dernière a une influence sur le comportement de la voile. Chez certains constructeurs nous pouvons trouver en plus un système de bridage ( ou dé-bridage) supplémentaire. Ce dernier ayant l’avantage de pouvoir conserver un écartement conséquent des points d’ancrage mais en bridant l’action de notre sellette. Pour faire simple disons que cela permettra de limiter le risque de twist.
  • Les cuissardes et le système anti-oubli. Les systèmes diffèrent d’un modèle à l’autre de sellette mais le principe reste le même. Ce sont ces sangles qui nous portent en sortie de décollage jusqu’au passage assis dans la sellette. Elles sont donc primordiales. Le système anti-oubli est généralement la sangle qui permet de connecter la ventrale. Ce qui fait qu’un pilote qui se serait détaché partiellement pourrait redécoller et être maintenu quand même. Le réglage de ces sangles peut jouer un rôle dans la facilité ou non d’installation dans la sellette.
  • La planchette est une plaque en bois ou en carbone. Les sellettes dites “à planchette” sont souvent ( mais pas tout le temps ) plus stables que les sellettes à cuissardes. La planchette facilite également le passage debout/assis et assis/debout. Selon les modèles, différents réglages de confort peuvent être proposés comme par exemple son inclinaison ou son avancement.

  • La protection passive de la sellette, est présente sur la plupart des sellettes sauf sur les modèles lights les plus extrêmes. Il existe 2 grandes familles : air bag ou mousse bag. Rappelons tout d’abord que ces protections ne sont efficaces que sur des impacts de faibles intensités. C’est à dire arrachage au gonflage. Elles
    ne sont pas conçues pour amortir le choc si vous restez assis à
    l’atterro. Pour amortir l’atterrissage vous avez normalement deux
    systèmes dédiés qui s’appellent “les jambes” !! L’air bag est par définition plus léger et moins encombrant que le mousse bag.
    Mais il a besoin d’air pour être efficace, logique non ? Autre inconvénient de l’air bag sa fragilité . A l’inverse le mousse bag est encombrant et plus lourd mais il est toujours efficace. Et il est également plus résistant. Certaines sellettes mixent les 2 systèmes.

  • L’emplacement du container du parachute de secours n’est pas présent sur toutes les sellettes. En effet le parachute de secours n’étant pas obligatoire en vol loisir certaines sellettes ne sont pas équipées ni de container ni de points d’attache aux épaules. Dans ce cas il faudra pour s’équiper d’un secours, un conteneur ventral et le relier aux mousquetons principaux.

Sinon la majorité des sellettes modernes sont équipés d’au moins un emplacement pour le parachute de secours. Il y a deux emplacements principaux, sous la planchette ( sous-cutal) ou dans le dos (dorsal). On peut également trouver un emplacement ventral sur quelques cocons. Les sellettes de compétition ont au moins deux emplacements.

  • La poignée de secours , vous savez la belle rouge que vous contrôlez pendant la pré-vol. Et bien cette poignée est propre à chaque sellette et à son système de conditionnement.
  • Les attaches du parachute de secours peuvent être différentes. De plus en plus les sellettes ont des élévateurs en Y cousus directement à la sellette. Il faudra dans ce cas un secours avec élévateurs courts. Sinon il y a deux points d’attache au niveau des épaules auxquels on raccorde notre secours avec des maillons rapides. Dans ce cas il faudra un secours avec élévateurs longs ou alors acheter en plus des élévateurs.

Attention de ne pas connecter un secours avec élévateurs longs sur les élévateurs en Y de la sellette. L’ensemble risque d’être plus long que votre cône de suspentage de parapente et le secours peut se trouver dans la dépression de votre voile et avoir du mal à s’ouvrir

Voilà pour les principaux équipements des sellettes que vous allez rencontrer. Selon le modèle vous pouvez trouver aussi : des réglages de confort très variés, possibilité ou non de monter un cale-pied, différents systèmes de passage d’accélérateur, plus ou moins de rangement ETC ….

Illustration du manuel « Parapente, s’initier et progresser » de Pierre Paul Menegoz

Les différents types de sellette

L’offre en matière de sellettes est de plus en plus étoffé et cela peut être vite compliqué de s’y retrouver. Essayons de catégoriser de manière un peu générale tout ce matériel, histoire d’y voir un peu plus clair.

Les sellettes rando/montagne et/ou expédition

Ici minimalisme et gain de poids sont au centre des discussions. Certains constructeurs proposent des kits airbag avec sac réversible ( c’est une option assez onéreuse ). Pas ou peu de rangement, pas de container secours, pas de protection passive et peu ou pas de réglages de confort. Bien évidemment pas de planchette. Vous avez compris, c’est fait pour descendre en vol après une belle ascension .

Kortel Kruyer 3

Les sellettes standard

Ce sont les sellettes que l’on rencontre le plus. Mais il y a une très grande variété d’offre dans cette gamme de sellettes.

Les sellettes écoles

Elles sont prévues pour convenir à un maximum de personnes. Ces sellettes conviennent depuis les premiers grands vols jusqu’aux premiers cross. Cette gamme étant très étendue il est compliqué de tout lister. Cependant on retrouve chez tous les constructeurs une position assise à légèrement inclinée et un équipement assez complet.

Il existe des modèles plutôt école ou sorti d’école qui sont plus robustes et donc plus lourdes. Ces modèles sont à planchette et plutôt stable. Il y a vraiment de grandes différences entre chaque modèle, il est vraiment important de les essayer au moins sur portique.

Sup'Air Access 2
Kortel design Karma 2

Les modèles de progression

sont généralement mieux équipés que les sellettes écoles. Plus réglables , plus d’options (cale-pied, cockpit …), généralement elles sont plus confortables et permettent de voler un peu plus longtemps. Il en existe avec planchette, a cuissardes ou hybride. Encore une fois chaque système a des avantages et des inconvénients mais elles restent accessibles à la majorité des pilotes.

Les modèles réversibles

sont généralement des sellettes de progression qui permettent en plus de servir de sac de portage. Évidemment cela permet un certain gain de poids sans sacrifier au confort et à la sécurité comme avec les sellettes montagnes. Ces dernières sont assez prisées des pilotes aimant les “marche et vol”. Par contre elles sont plus fragiles que les modèles classiques qui sont encore protégés par leur sac de portage.

Woody Valley Wani light

Les sellettes cocon :

sont prévues pour les vols de durée et s’orientent vers le cross sous toutes ses formes. Les cocons ne sont pas recommandés pour les pilotes débutants ou en début d’autonomie. Les cocons proposent une position jambes tendues et pour certains une assise plus inclinée que d’autres. Et cela a une forte influence sur le pilotage. De plus il vous faudra un petit temps d’adaptation pour “chausser”  votre cocon au début. Il existe différents modèles de cocons selon les usages.

Kortel Kolibri

Les cocons lights

pour les pilotes cherchant le marche et vol cross. Que se soit en loisir ou en compétition. Parfois plus légers que les sellettes de progression standard ils ravissent les sportifs-amateurs de cross . Bien évidemment ils sont relativement fragiles et n’offrent pas autant de réglages qu’un cocon de compétition.

Les cocons " loisir "

sont souvent le choix d’un premier cocon . Les modèles peuvent être très différents, plus ou moins stables, plus ou moins lourds. Certains sont équipés de planchette, d’autres de cuissardes, des deux ou ni l’un ni l’autre. Bien sûr chaque proposition induira un pilotage différent, une compréhension de la masse d’air différente. Mais aussi un pilotage en cas d’incident de vol différent. Là encore le passage sur portique est d’une aide précieuse, surtout qu’un cocon est plus délicat à régler qu’une sellette standard.

Kortel Kuik 2 Kokon
Woody Valley XR-7

Les cocons de compétition

sont ce qu’il se fait de mieux en matière de sellette ( du moins pour ce qu’ils sont prévus ). Ils sont ultra réglables de partout ( ont peu même s’y perdre), ultra confortables, ultra équipés. Bien évidemment ces machines de guerres sont prévus et étudiés pour la compétition et ne se prêtent pas vraiment à d’autres utilisations. Ils sont également lourds ( env 10 kg) et onéreux. Si vous en êtes arrivés à cette gamme de produits je pense que vous n’avez plus besoin de moi hein !!

Les sellettes d' accro

ces modèles sont à réserver aux pilotes souhaitant s’orienter vers l’acrobatie en parapente. En effet ces sellettes sont plus instables et peuvent modifier considérablement le comportement de la voile. Elles sont confortables et très enveloppantes on peut y retrouver tous les réglages des sellettes standard. Elles sont équipées de 2 emplacements pour les secours ( c’est de l’accro quand même ! ).

Sup'Air Acro 4

Jetez un oeil chez les constructeurs

Les différents types de sellette

L’offre en matière de sellettes est de plus en plus étoffé et cela peut être vite compliqué de s’y retrouver. Essayons de catégoriser de manière un peu générale tout ce matériel, histoire d’y voir un peu plus clair.

Les sellettes rando/montagne et/ou expédition

Ici minimalisme et gain de poids sont au centre des discussions. Certains constructeurs proposent des kits airbag avec sac réversible ( c’est une option assez onéreuse ). Pas ou peu de rangement, pas de container de secours, pas de protection passive et peu ou pas de réglages de confort. Bien évidemment pas de planchette. Vous avez compris, c’est fait pour descendre en vol après une belle ascension .

Kortel Kruyer 3

Les sellettes standard

Ce sont les sellettes que l’on rencontre le plus. Mais il y a une très grande variété d’offre dans cette gamme de sellettes.

Les sellettes écoles

Elles sont prévues pour convenir à un maximum de personnes. Ces sellettes conviennent depuis les premiers grands vols jusqu’aux premiers cross. Cette gamme étant très étendue, il est compliqué de tout lister. Cependant on retrouve chez tous les constructeurs une position assise à légèrement incliné et un équipement assez complet.

Il existe des modèles plutôt écoles ou sorti d’école qui sont plus robuste et donc plus lourdes. Ces modèles sont à planchette et plutôt stable. Il y a vraiment de grandes différences entre chaque modèle il est donc vraiment important de les essayer au moins sur portique.

Sup'Air Access 2

Les modèles de progression

sont généralement mieux équipés que les sellettes écoles. Plus réglables , plus d’options (cale-pied, cockpit …), généralement elles sont plus confortables et permettent de voler un peu plus longtemps. Il en existe avec planchette, a cuissardes ou hybride. Encore une fois chaque système a des avantages et des inconvénients mais elles restent accessible à la majorité des pilotes.

Kortel design Karma 2

Les modèles réversibles

sont généralement des sellettes de progression qui permettent en plus de servir de sac de portage. Évidemment cela permet un certain gain de poids sans sacrifier au confort et à la sécurité comme avec les sellettes montagnes. Ces dernières sont assez prisées des pilotes aimant les “marche et vol”. Par contre elles sont plus fragiles que les modèles classiques qui sont elles encore protégées par leur sac de portage.

Woody Valley Wani light

Les sellettes cocon

sont prévues pour les vols de durée et s’orientent vers le cross sous toutes ses formes. Les cocons ne sont pas recommandés pour les pilotes débutants ou en début d’autonomie. Les cocons proposent une position jambes tendues et pour certains une assise plus inclinée que d’autres. Et cela a une forte influence sur le pilotage. De plus il vous faudra un petit temps d’adaptation pour « chausser » votre cocon au début. Il existe différents modèles de cocons selon les usages.

Les cocons lights

pour les pilotes cherchant le marche et vol cross, que se soit en loisir ou en compétition. Parfois plus légers que les sellettes de progression standard ils ravissent les sportifs – amateurs de cross . Bien évidemment ils sont relativement fragiles et n’offrent pas autant de réglages qu’un cocon de compétition.

Kortel Kolibri

Les cocons " loisir "

sont souvent le choix d’un premier cocon . Les modèles peuvent être très différents, plus ou moins stables, plus ou moins lourds. Certains sont équipés de planchette, d’autres de cuissardes, des deux ou ni l’un ni l’autre. Bien sûr chaque proposition induira un pilotage différent, une compréhension de la masse d’air différente. Mais aussi un pilotage en cas d’incident de vol différent. Là encore le passage sur portique est d’une aide précieuse, surtout qu’un cocon est plus délicat à régler qu’une sellette standard.

Kortel Kuik 2 Kokon

Les cocons de compétition

sont ce qu’il se fait de mieux en matière de sellette ( du moins pour ce qu’ils sont prévus ). Ils sont ultra réglables de partout ( ont peu même s’y perdre), ultra confortables, ultra équipés. Bien évidemment ces machine de guerres sont prévus et étudiés pour la compétition et ne se prête pas vraiment à d’autres utilisations. Ils sont également lourds ( env 10 kg) et onéreux. Si vous en êtes arrivés à cette gamme de produits je pense que vous n’avez plus besoin de moi hein !!

Woody Valley XR-7

Les sellettes d' accro

ces modèles sont à réserver aux pilotes souhaitant s’orienter vers l’acrobatie en parapente. En effet ces sellettes sont plus instables et peuvent modifier considérablement le comportement de la voile. Elles sont confortables et très enveloppantes et on peut y retrouver tous les réglages des sellettes standard. Elles sont équipées de 2 emplacements pour les secours ( c’est de l’accro quand même !! ).

Sup'Air Acro 4

Identifier ses besoins

Si il y a bien une question à se poser avant tout achat c’est bien celle là : quels sont mes besoins ?? Et oui ça vaut également en dehors du parapente ! (Vous me remercierez après !)

Quelle est votre pratique ??

Si vous volez uniquement encadré en école ou pour des vols balistiques en conditions calme

et que vous trouvez votre bonheur avec une sellette école que vous avez adorez en stage cet été. Alors cette sellette école sera parfaite. D’autant plus que, comme elle sera robuste, vous pourrez poncer les pentes écoles du coin sans crainte de déchirer votre nouveau bien. Si, en plus, vous avez eu l’occasion de voler avec en stage, c’est encore mieux. En effet, s’il y a un critère primordiale pour une sellette : c’est d’être bien dedans !! Argument supplémentaire, les sellettes écoles sont souvent un peu moins chères que les sellettes de progressions.

Vous êtes autonomes et volez régulièrement sur site.

Vous êtes entre le brevet initial et le brevet de pilote vos vols on une durée variable. Vous ne faites pas ou peu de cross. Alors le mieux sera de vous orienter vers une sellette de progression. Avec une position plutôt assise mais qui peut être plus inclinée. Avec également des réglages vous permettant d’être mieux installé lors de vols qui durent un peu plus longtemps. Si vous avez des marches d’approches conséquentes ou que vous montez souvent à pied avec les copains.Peut-être qu’une sellette réversible serait une bonne option. Avec un cale-pied pour être bien installé lorsque le vol se rallonge ?

Si vous aimez être bien calé où que vous faites souvent des vols qui durent plus d’une heure et que vous faites ou  prévoyez d’aller faire quelques cross. Peut-être qu’un cocon loisir vous conviendrait mieux.

Vous ne faites que du marche et vol.

Vous montez principalement à pied et volez en conditions calme ? Vous êtes traileur et le parapente n’est qu’un outils de descente. Vous avez un matos principale pour le cross mais vous voulez un pack light pour les vols d’hiver ou du matin ? Alors oui une sellette montagne est une bonne idée si le poids est votre ennemi ! Cependant il vaut mieux ne pas vouloir de rangement ou d’emplacement pour un secours ! En effet si ces équipements sont proposés en option par la plupart des fabricants, le prix en est fortement impacté. Et le poids … ? Ben vous serez toujours plus léger qu’avec une reverse ( encore que cela dépendra du poids du secours ) mais le confort d’une reverse et d’une sellette montagne ne sont pas comparable.

Cependant si vous faites des vols de durée ou des cross et vous montez presque toujours à pied n’hésitez pas à regardez les cocons light. Les avantages du cocon sans le poids !

Vous êtes compétiteur ou crosseur acharné sur des sites accessibles.

Je pense que vous connaissez déjà bien le matériel et que vous lisez ce descriptif par curiosité. Évidemment c’est le cocon de compétition pour vous ! Attention toutefois, le budget n’est pas le même, on est souvent au-delà de 1500 euros !! Là vous aurez accès au confort suprême à moult-es réglages. Mais aussi à un design profilé réduisant la traîné, des poulies qui poussent le barreau toutes seules etc …

Vous faites de l’accro ? Ou vous y pensez fortement ?

Bien qu’il doit être possible de pratiquer la voltige en parapente avec une sellette standard ce n’est pas recommandé. Premièrement la sécurité : ces sellettes permettent l’emport de 2 parachutes de secours, éventuellement d’un “base système” ( système qui vous largue la voile principale et qui déploie un secours dirigeable ) . Ensuite viens la solidité de la sellette prévue pour encaisser toutes les contraintes liées aux manœuvres. Et enfin la position optimale dans ce fauteuil à sensations, permettant de faire corps avec la voile et ce dans n’importe quel sens vous serez.

Vous faites du speed-riding / flying ?

Il existe une gamme de sellettes dédiées à cette activité. Ce sont des sellettes à cuissardes, le plus souvent réversible. Elles permettent une grande liberté de mouvements , ce qui en fait aussi de bonnes sellettes pour le gonflage. De même que pour les sellettes montagne le confort n’est pas leur objectif.

Voilà nous avons fait le tour d’horizon des pratiques et des types de sellettes que vous trouverez dans le commerce. Ce ne sont que des règles générales visant à dés embrumer les personnes cherchant un premier équipement ! Dans tous les cas rapprochez vous d’un professionnel qui saura répondre à vos questions ! Soyez honnêtes avec votre niveau de pratique. Et surtout, essayez votre sellette au moins sur un portique ! Je ne le répéterais jamais assez mais chaque personne est différente et la meilleure sellette de mon pote ne m’ira peut-être pas !